Le Livre, tome I, p. 229-253

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 229.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 229 [253]. Source : Internet Archive.

politique et littérateur italien (1483-1529), avait un goût très vif pour Catulle. Son affection pour cet auteur lui avait fait prendre en haine les épigrammes de Martial, à tel point qu’ayant fondé chez lui une fête annuelle en l’honneur des Muses, il ne manquait jamais, durant cette solennité, de sacrifier aux mânes et à la mémoire de Catulle un exemplaire de Martial. D’autres prétendent qu’il faisait ce sacrifice le jour de sa naissance, et que, ramassant tout ce qu’il pouvait rencontrer d’exemplaires de Martial dans la ville de Venise, il les brûlait ce jour-[229.1]. On a attribué ces mêmes faits à l’érudit Marc-Antoine Muret (1526-1585), qui était également passionné pour Catulle.

Antoine Duprat, cardinal et chancelier de France (1463-1535), aimait tellement les écrits de Rabelais, qu’il lui était impossible de s’en passer, et que, dans tous ses voyages, partout, il avait toujours son Rabelais sur lui.

Un autre cardinal, Jean du Bellay (1492-1560), n’avait pas une passion moins vive pour les récits du curé de Meudon. Il alla même, raconte-t-on, jusqu’à refuser d’admettre à sa table un savant de grande réputation, parce que ce savant n’avait pas

[I.253.229]
  1.  « Un illustre président du Parlement de Toulouse, nommé Caminade, ne pensait pas si désavantageusement de Martial ; tous les ans il faisait cadeau, en étrennes, d’un exemplaire de cet auteur à notre poète Maynard (1582-1646). » (Peignot, op. cit., t. I, p. 89.)  ↩

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