Le Livre, tome I, p. 240-264

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 240.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 240 [264]. Source : Internet Archive.

La Fontaine (1621-1695), entendant lire, à l’âge de vingt-deux ans, une ode de Malherbe[240.1], se prit d’admiration pour ce poète ; il s’attacha ensuite à Horace, à Virgile, à Térence, à Quintilien. Parmi les auteurs français, il prit un goût particulier pour Rabelais, Marot, d’Urfé (l’Astrée) et Voiture. Il écrivait à Saint-Évremond, en 1687[240.2] :

J’ai profité dans Voiture ;
Et Marot, par sa lecture,
M’a fort aidé, j’en conviens.
Je ne sais qui fut son maître :
Que ce soit qui ce peut être,
Vous êtes tous trois les miens.

Puis il ajoute : « J’oubliais maître François (Rabelais), dont je me dis encore le disciple, aussi bien que celui de maître Vincent (Voiture), et celui de maître Clément (Marot). Voilà bien des maîtres pour un écolier de mon âge ». La Fontaine avait alors soixante-six ans. C’est surtout de Rabelais qu’il raffolait. Il aimait aussi les Fabliaux, Villon et Mellin de Saint-Gelais. Parmi les Italiens, il donnait, comme nous l’avons vu[240.3], la préférence à l’Arioste, à Boccace, à Machiavel et au Tasse :

[I.264.240]
  1.  L’Ode sur la mort de Henri IV. (Cf. P. Mesnard, Notice biographique sur La Fontaine : La Fontaine, Œuvres, t. I., p. xv. Paris, Hachette. 1883. Collection des Grands Écrivains.)  ↩
  2.  La Fontaine, Œuvres, t. IX. p. 403 (même édition).  ↩
  3.  Supra, p. 148.  ↩

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