Le Livre, tome I, p. 259-283

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 259.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 259 [283]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 260.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 260 [284]. Source : Internet Archive.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) nous conte, dans ses Confes­sions[259.1], qu’après avoir commencé par lire des romans, en compagnie de son père, il s’attacha tout particulièrement à Plutarque : « Le plaisir que je prenais à le relire sans cesse me guérit un peu des romans ; et je préférai bientôt Agésilas, Brutus, Aristide, à Orondate, Artamène et Juba ».

Plus tard, entre vingt et trente ans, Jean-Jacques affectionna tout particulièrement les livres « qui mêlaient la dévotion aux sciences…. Tels étaient particulièrement ceux de l’Oratoire et de Port-Royal. Je me mis à les lire, ou plutôt à les dévorer. Il m’en tomba dans les mains un du Père Lamy, intitulé Entretiens sur les sciences. C’était une espèce d’introduction à la connaissance des livres qui en traitent. Je le lus et le relus cent fois ; je résolus d’en faire mon guide[259.2]. »

[I.283.259]
  1.  Partie I, livre I (t. V, p. 316. Paris, Hachette, 1864). Cf. infra, t. II, chap. ii, Premières Lectures.  ↩
  2.  Confessions, I, VI ; t. V, p. 477. Malgré ces assertions, Jean-Jacques, comme nous le verrons plus loin (t. II, chap. iv et xi), n’a jamais été grand liseur. « Je hais les livres, ils n’apprennent qu’à parler de ce qu’on ne sait pas. » (Émile, livre III ; t. I, p. 563.)  ↩

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