Le Livre, tome I, p. 276-300

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 276.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 276 [300]. Source : Internet Archive.

chevet[276.1] ». De même qu’Alexandre le Grand serrait précieusement les œuvres d’Homère dans une cassette de cèdre incrustée d’or et de pierreries, Napoléon Ier « faisait à une petite édition anglaise d’Ossian les honneurs de son intimité », et renfermait dans un petit coffret, pour les emporter avec lui, les chants de Fingal et de Temora[276.2].

Gœthe (1749-1832) avait la plus vive admiration pour Molière et pour Voltaire : « Molière est si grand que, chaque fois qu’on le relit, on éprouve un nouvel étonnement. C’est un homme unique ; ses pièces touchent à la tragédie, elles saisissent…. L’Avare surtout, dans lequel le vice détruit toute la piété qui unit le père et le fils, a une grandeur extraordinaire, et est à un haut degré tragique…. Tous les ans, je lis quelques pièces de Molière, de même que de temps en temps je contemple les (des) gravures d’après de grands maîtres italiens[276.3]…. Je connais et j’aime Molière depuis ma jeunesse, et, pendant toute ma vie, j’ai appris de lui. Je ne manque pas de lire chaque année quelques-unes de ses pièces, pour me maintenir toujours en commerce

[I.300.276]
  1.  Tancrède Martel, Œuvres littéraires de Napoléon Bonaparte, t. I, p. xvii. (Paris, Savine, 1888.)  ↩
  2.  P. Christian, Étude sur Ossian, en tête des Poèmes d’Ossian, p. 5 (Paris, Lavigne, 1844) ; et Larousse, Grand Dictionnaire, art. Ossian.  ↩
  3.  Conversations recueillies par Eckermann, trad. Délerot, t. I, pp. 215-216. (Paris, Charpentier, 1863.)  ↩

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