Le Livre, tome II, p. 130-146

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 130.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 130 [146]. Source : Internet Archive.

maintes expériences (honnêtes, viriles, bien entendu, et non point puériles, légères, inconsistantes), vous reconnaîtrez peu à peu ce qu’il y a pour vous, en réalité, de plus digne de votre admiration, ce qui est moralement et intellectuellement votre élément, votre vrai terrain, en somme, ce qui peut vous être le plus profitable.

« Oui, je le répète avec conviction, tout désir sincère et honnête est un avertissement de la nature, et il faut en tenir grand compte. Mais, prenez garde ! Il faut distinguer, avec la plus sérieuse attention, les vrais désirs des faux désirs.

« Les médecins nous permettent les aliments qui excitent en nous un appétit véritable : ils nous prescrivent, au contraire, de nous abstenir de ceux vers lesquels nous ne sommes attirés que par un faux appétit. Ce sont là de très bons conseils. Les lecteurs faibles, légers, qui courent de livres frivoles en livres frivoles, non seulement ne tirent rien de bon d’aucun d’eux, mais, au contraire, se font du mal avec tous ; on peut parfaitement les comparer à ces personnes déraisonnables et ennemies de leur propre santé, qui se plaisent à se laisser tromper par leur goût irréfléchi pour les épiceries et les sucreries, quand leur appétit réel exigerait une alimentation nutritive et solide.

« Sous la réserve de ce commentaire, je vous recommande le conseil de Johnson.

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