Le Livre, tome II, p. 131-147

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 131.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 131 [147]. Source : Internet Archive.

« Et maintenant, je vous donnerai un autre avis.

« Tous les livres ne sont, à vrai dire, que l’histoire des hommes qui ont vécu, l’histoire de leurs pensées, de leurs actions ; c’est à cet enseignement qu’aboutissent, en définitive, les lectures, de quelque nature qu’elles soient. En ce sens, on peut recommander les livres d’histoire proprement dits comme la base de l’étude de tous les autres livres, comme le préliminaire de tout ce que nous avons à espérer d’y trouver d’utile. Que le jeune lecteur commence donc par l’histoire du passé, et, en particulier, par l’histoire de son pays. Qu’il se livre avec application à ce genre d’études, et il en verra sortir, comme les branches d’un tronc d’arbre, un nombre infini de connaissances. Il se sera ainsi placé tout d’abord sur une haute et large chaussée, d’où il découvrira de vastes espaces, et, de là, il lui sera plus facile de choisir le lieu où il lui conviendra le mieux de se fixer.

« Ne vous laissez pas décourager, si, en cherchant à vous instruire, vous tombez dans quelque méprise, si vous reconnaissez que vous avez suivi quelque fausse direction ; cela arrive à tous les hommes, dans leurs études comme en beaucoup d’autres choses. C’est avoir déjà profité que s’être aperçu qu’on a commis une erreur.

« Quiconque s’applique sincèrement, virilement, à bien faire, ne tarde pas à se sentir capable de faire mieux.

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