Le Livre, tome III, p. 047-061

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 47.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 47 [061]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 48.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 48 [062]. Source : Internet Archive.

t-on pas de nos papiers, bien plus glacés, bien autrement chatoyants et éblouissants ! quels reproches ne méritent-ils pas !

Afin de remédier à ces manifestes et trop réels dangers, quelques éditeurs ont fait choix, pour leurs impressions, de papiers légèrement teintés, soit en jaune, soit en vert, soit en bleu. Vers la fin du xviiie siècle, l’éditeur Cazin a fréquemment employé le papier azuré, et ses charmants petits in-18, bien qu’imprimés en fins caractères, se lisent sans fatigue.

La teinte qui semble la meilleure pour les yeux, « c’est la teinte bulle et principalement celle désignée dans les étoiles sous le nom de teinte mastic[047.1] ». Le papier de cette nuance doit même être préféré au papier vert, parce que l’encre noire apparaît rougeâtre et peu distincte sur le vert, et, par suite, fatigue la vue[047.2].

[III.061.047]
  1.  La Nature, 13 décembre 1890, p. 30. « Le papier jaune, de la teinte produite par la pâte de bois », est aussi recommandé par le docteur Émile Javal (Physiologie de la lecture et de l’écriture, pp. 186-187), pour l’impression des livres.  ↩
  2.  « Les reflets verts étant facilement supportés par les yeux, on conseille aux hommes d’étude de les préférer à tout autre (tentures, rideaux, abat-jour verts), par suite, emploi du papier vert pour écrire, comme a l’habitude de le faire l’un de nos écrivains les plus féconds, M. Claretie, de l’Académie française. Ce papier a cependant un inconvénient, c’est de faire paraître l’écriture rougeâtre et peu distincte quand on a à se relire. Les papiers jaunes font admirablement ressortir l’écriture et ont des reflets plus doux que ceux du papier blanc. Plusieurs mathématiciens, notamment l’amiral Jonquière, font usage de papier jaune, lorsqu’ils ont à effectuer des calculs longs et compliqués. Les autres couleurs : bleu, rouge, violet, ne donnent pas de bons résultats. » (La Nature, 13 décembre 1890. p. 30.)  ↩

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