Le Livre, tome III, p. 140-154

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 140.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 140 [154]. Source : Internet Archive.

continue-t-il[140.1]. Que représentent les petits points ? Une phrase inachevée…. Diderot est le premier que je vois en faire usage, et abus…. Laharpe disait : « Diderot multiplie les petits points dans le dialogue écrit, pour qu’il représente plus au naturel le dialogue parlé ». Scribe, de notre temps, a été le grand inventeur des petits points[140.2]. »

Les anciens imprimeurs et éditeurs avaient tous des marques typographiques, allégoriques le plus ordinairement, sortes d’ « armes parlantes », accompagnées de devises, dont ils ornaient les titres et frontispices de leurs livres. Elles avaient pour but de préserver ces publications des contrefaçons, but que fréquemment elles n’atteignaient guère, « ce brigandage (la contrefaçon) étant aussi ancien que l’impri­merie[140.3] ». Beaucoup d’éditeurs et quelques

[III.154.140]
  1.  Ernest Legouvé, l’Art de la lecture, p. 71. C’est par une erreur évidente que Legouvé a écrit en cet endroit : « Vous n’en trouverez pas un seul exemple dans le xviie siècle ni dans le xviiie siècle », puisque, ailleurs, dans la Lecture en action, page 58, il déclare que c’est Diderot (1713-1784) qui a, le premier, fait usage des points suspensifs.  ↩
  2.  Id., la Lecture en action, pp. 57-58. II y a là encore une flagrante inexactitude d’expression : Scribe n’a pas été l’inventeur — ni petit ni grand — des points suspensifs ; il en a seulement beaucoup usé.  ↩
  3.  Cf. Paul Lacroix, Édouard Fournier et Ferdinand Seré, op. cit., pp. 97, 99 et 100.  ↩

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