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Le Livre, tome II, p. 122-138

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 122.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 122 [138]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 123.
Pour suite de texte et de note : Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 123 [139]. Source : Internet Archive.

Poètes dramatiques

Poètes lyriques, bucoliques, didactiques, etc.

[II.138.122]
  1.  Crébillon pourrait être supprimé sans inconvénient.  ↩
  2.  On pourrait encore supprimer sans crainte, dans cette bibliothèque « de choix », Clotilde de Surville, Mme Des Houlières, Gresset, Delille, Thompson (plus généralement Thomson), et même J.-B. Rousseau, tous aujourd’hui bien déchus de leur ancienne gloire.  ↩

Le Livre, tome I, p. 004-028

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 4.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 4 [028]. Source : Internet Archive.

Athènes de son temps[004.1], et Xénophon (445-355 av. J.-C.), dans les Mémoires de Socrate[004.2] et dans l’Anabase[004.3] nous dit aussi quelques mots des livres, des collections et du commerce qu’on en faisait de son vivant.

A peu près à la même époque, nous voyons Alcibiade (450-404 av. J.-C.) user d’un moyen peu gracieux pour inspirer à ses concitoyens l’amour des livres. Étant entré « en une école de grammaire, il demanda au maître quelque livre d’Homère ; le maître lui répondit qu’il n’en avait pas un : il lui donna un soufflet et s’en alla[004.4] ».

Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.). avait aussi, et au plus haut degré, le culte d’Homère. Après la défaite de Darius, un très riche coffret ayant été trouvé parmi les dépouilles des vaincus, « il demanda à ses familiers qui étaient autour de lui quelle chose leur semblait la plus digne d’être mise dans ce cof-

[I.028.004]
  1.  « Chacun a son livre où il s’instruit des arts subtils. » (Aristophane, les Grenouilles, trad. Poyard, p. 426.)  ↩
  2.  « Le bel Enthydème avait fait une nombreuse collection d’ouvrages de poètes et de sophistes les plus renommés… ». (Xénophon, Mémoires de Socrate, IV, 2, trad. Talbot, t. I, p. 105.)  ↩
  3.  « Là (chez les Thraces). on trouve beaucoup de lits, beaucoup de coffres, beaucoup de livres et beaucoup de tous ces objets que les matelots transportent dans des caisses de bois. » (Id., Anabase [Expédition de Cyrus], VII, 3, trad. Talbot, t. II, p. 174.)  ↩
  4.  Plutarque, Vie d’Alcibiade, trad. Amyot, t. II, pp. 149-150. (Paris, Bastien, 1784.)  ↩

Le Livre, tome I, p. 003-027

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 3.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 3 [027]. Source : Internet Archive.

le romancier anglais Bulwer-Lytton[003.1] appliquera la lecture de certains ouvrages à la guérison de certaines maladies, et tracera ainsi une espèce de « Thérapeutique bibliographique », ils ne feront l’un et l’autre que délayer et paraphraser, qu’exagérer aussi, la sentence du roi d’Égypte.

Il nous faut franchir un long espace, descendre jusqu’au vie siècle avant notre ère, pour retrouver trace de livres. Le tyran ou usurpateur Pisistrate (561-527 av. J.-C.) fonde, à Athènes, la première bibliothèque publique[003.2] et s’occupe de réunir les œuvres d’Homère, qui n’avaient été conservées jusqu’ici que dans la mémoire des rhapsodes, — les troubadours d’alors, — et d’en faire ce que nous appellerions aujourd’hui une première édition[003.3].

Un vers d’Aristophane (ve siècle av. J.-C.) nous apprend que les livres étaient déjà très répandus à

[I.027.003]
  1.  Dans ses Mémoires de Pisistrate Caxton, neuvième partie, chap. v, Idées de mon père sur l’hygiène chimique des livres, trad. Édouard Scheffter, t. I, pp. 260-265. (Paris, Hachette, 1877.) Voir, dans notre tome II, le chapitre intitulé « Thérapeutique bibliographique ».  ↩
  2.  Voir infra, p. 26, la citation d’Aulu-Gelle.  ↩
  3.  Cf. Duruy, Histoire des Grecs, t. I, p. 444.  ↩