Dédicace et avant-propos

à mon petit ami
Jacques Develle

Je dédie ce livre, où il trouvera plus d’une anecdote que je dois à son père, et maintes aventures que n’ont pas oubliées les anciens élèves du lycée de Popey-sur-Ornain.

A. C.


Mes amis et moi

A mesure que l’homme avance dans la vie, surtout dès qu’il a accompli la moitié probable de sa course et qu’après avoir effectué toute sa montée, il commence à dévaler l’autre versant de la côte, il n’est pas pour lui de plus intime plaisir que de se remémorer les débuts du voyage et d’évoquer le souvenir de ses premiers compagnons de route.

C’est ce que je vais faire ici, chers lecteurs, avec le secret espoir — il n’est plus secret, puisque je vous le révèle, mais si bas ! — que je ne serai pas seul à le goûter, ce plaisir, et que vous en prendrez votre part.

Ce livre, selon l’aveu d’un poète, c’est ma jeunesse : là dorment bien de mes vieux amis,

Des amis des vertes saisons ;
Tout doucement je les réveille,
Ils se lèvent… et nous causons.


Albert Cim, Mes amis et moi. Paris : Librairie Hachette et Cie, 1893 ; 1 vol. (vi-254 p.), in-16 ; illustré de 16 vignettes d’après A. Ferdinandus et Slom.
Texte retranscrit d’après le fac-similé numérique d’Internet Archive, dédicace (p. iii) et avant-propos (p. v).

- page 1 de 14