Le Livre, tome I, p. II-018

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. II.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. II [018]. Source : Internet Archive.

beau et du bien, du juste et du vrai. Il y a là une triple corrélation, une quasi-synonymie, que je tiens à établir ou à rappeler tout d’abord.

C’est par l’historique du livre, ou, plus exactement, et conformément à la déclaration précédente, de l’amour du livre et de la lecture, de l’amour du livre et de l’amour des Lettres, que débute cette série d’études. Je me suis efforcé de réunir ce qu’on a dit ou écrit de plus judicieux et de plus vrai, de plus piquant ou de plus éloquent, de plus saillant, sur ce double sujet, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours[II.1]. Dans cette anthologie, bien des omissions ont dû se com-

[I.018.II]
  1.  « Trouver, conserver, amasser, ordonner, mettre en œuvre. — Il faut thésauriser avant de se mettre en dépense. Il faut amasser lentement, trier avec un soin sévère les pensées qui seront les matériaux de notre œuvre. Cette lente méthode est la seule qui fasse les livres durables. » (Albert Collignon, la Religion des lettres, p. 284.) Et ailleurs (op. cit., pp. 31-32), le même écrivain dit : « Rassembler peu à peu, au cours de mes lectures, le meilleur de la pensée des hommes sur la vie et l’art de vivre, aller des épicuriens aux stoïciens, et des philosophes aux chrétiens ; extraire, dans les romans et dans l’histoire, dans les correspondances et les mémoires, chez les poètes et chez les prosateurs, les pensées qui me frappent sur le bonheur, sur les plaisirs, sur l’argent, l’ambition, l’amour, les femmes, l’amitié : — on pourrait ainsi former un recueil à la fois classique et populaire, une sorte de dictionnaire de morale pratique, composé par les plus grands hommes. On peut faire un livre très personnel et très utile en choisissant avec goût dans les écrits des autres. »  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce texte