Le Livre, tome I, p. 009-033

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 9.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 9 [033]. Source : Internet Archive.

plus tard, à la suite de l’édit de Théodose ordonnant la suppression de tous les temples païens.

Une autre bibliothèque célèbre dans l’antiquité fut celle de Pergame, fondée, au iie siècle avant Jésus-Christ, par Eumène II, fils d’Atale 1er. Elle renfermait, dit Plutarque[009.1], « deux cent mille volumes simples », lorsque le triumvir Antoine en fit présent à Cléopâtre, reine d’Égypte et descendante des Ptolémées.

Beaucoup de volumes des bibliothèques d’Athènes et de l’Orient furent transportés en Italie par les généraux romains après leurs victoires : c’est ainsi, entre autres, que Paul-Émile, Sylla, Lucullus, — qui, au dire de Plutarque, se faisait un plaisir de prêter ses livres[009.2], — formèrent leurs bibliothèques. Puis vinrent les vastes collections publiques réunies par le célèbre orateur Asinius Pollion, et par les empereurs Auguste, Tibère, Vespasien, Trajan, Adrien, etc.

[I.033.009]
  1.  Vie de Marc Antoine, trad. Amyot, t. VII, p. 208.  ↩
  2.  « Lucullus assembla une grande quantité de livres… desquels l’usage luy estoit encore plus honorable que la possession, pource que ses librairies (bibliothèques) estoient toujours ouvertes à tous venants ; et laissoit-on entrer les Grecs, sans refuser la porte à pas un, dedans les galeries, portiques, et austres lieux propres à disputer, qui sont à l’entour, là où les hommes doctes et studieux se trouvoyent ordinairement, et y passoyent bien souvent tout le jour à conférer ensemble, comme en une hostellerie des Muses, estants bien ayses quand ils se pouvoyent despestrer de leurs austres affaires pour s’y en aller. » (Plutarque, Vie de Lucullus, trad. Amyot, t. IV, pp. 321-322.)  ↩

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