Le Livre, tome I, p. 021-045

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 21.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 21 [045]. Source : Internet Archive.

peu s’en faut, d’aimer les belles-lettres et d’aimer Pline[021.1] » ; et il nous a laissé, dans ses exquises lettres, particulièrement dans celle qu’il consacre aux écrits de son oncle le Naturaliste[021.2], de sages préceptes sur la façon de lire et de profiter de ses lectures.

Plutarque (50-139 ap. J.-C.), ce « si parfait et excellent juge des actions humaines[021.3] », nous avertit que « le plus grand fruit que les hommes apportent (tirent) de la douceur et bénignité des Muses, c’est-à-dire de la connaissance des bonnes lettres, c’est qu’ils en domptent et adoucissent leur nature, qui estoit auparavant sauvage et farouche, trouvant, avec le compas de la raison, le moyen, et rejetant le trop[021.4], » comprenant, en d’autres termes, qu’il faut aimer la modération et bannir de nous tout excès, Plutarque nous conte encore, entre autres « dicts

[I.045.021]
  1.  « Neque enim est fere quisquam qui studia, ut non simul et nos amet. » (Lettres, I, 13 ; t. I, pp. 48-49.) Ainsi que Cicéron, Pline le Jeune, malgré ses défauts, son manque de naturel et de souplesse notamment, a toujours été, de la part des amis des Lettres, l’objet d’une intime affection : « Jamais le sentiment littéraire proprement dit, la passion des belles études et de l’honneur qu’elles procurent… n’a été poussé plus loin et plus heureusement cultivé que chez Pline le Jeune. » Etc. (Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. II, p. 60.)  ↩
  2.  Ibid., III, 5 ; t. I, pp. 188-195.  ↩
  3.  Montaigne, Essais, II, ii ; t. II, p. 109. (Paris, Charpentier, 1862.)  ↩
  4.  Vie de Coriolan, trad. Amyot, t. II, p. 226. (Paris, Bastien, 1784.)  ↩

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