Le Livre, tome I, p. 025-049

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 25.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 25 [049]. Source : Internet Archive.

ment de l’ère chrétienne un certain Artémon, homme fort obscur d’ailleurs, avait composé un manuel relatif à l’Art de rassembler des livres, et un autre traitant de la Manière de se servir des livres.

Martial nous parle de son libraire, « installé derrière le temple de la Paix », et nous explique qu’on faisait deux sortes de copies de ses ouvrages, l’une maniable, facile à emporter avec soi, et l’autre destinée aux bibliothèques : « Toi qui désires avoir partout avec toi mes livres, et qui veux en faire tes compagnons de voyage, achète ceux dont le parchemin comprime le mince format[025.1]. Laisse aux bibliothèques les gros volumes ; je tiens tout entier dans la main[025.2]. Cependant, pour que tu saches où l’on me vend, et que tu n’ailles pas courir toute la ville, je vais te servir de guide. Va trouver Secundus, l’affranchi du docte Lucensis, derrière le temple de la Paix et le marché de Pallas[025.3]. » Plus loin, dans l’épigramme dédiée « A son livre, impatient d’être publié », Martial parle des boutiques du quartier d’Argilète, que ledit petit livre a hâte d’habi-

[I.049.025]
    •  Hos eme, quos arctat brevibus membrana tabellis.

     Ce que Lalanne (op. cit., p. 119) traduit par « Achète ceux que le parchemin resserre entre deux courtes tablettes ».  ↩

    •  Scrinia da magnis ; me manus una capit.  ↩
  1.  Épigrammes, I, 3, trad. Nisard, p. 341. (Paris, Didot, 1884.)  ↩

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