Le Livre, tome I, p. 027-051

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 27.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 27 [051]. Source : Internet Archive.

portés en Perse. Un grand nombre d’années après, le roi Seleucus Nicanor les rendit aux Athéniens. Dans la suite, les Ptolémées fondèrent en Égypte une riche bibliothèque qui renfermait près de sept cent mille volumes rassemblés ou écrits par leurs ordres. Mais, dans la première guerre d’Alexandrie, tandis que la ville était au pillage, il arriva, non par suite d’aucun ordre, mais par l’imprudence de quelques soldats auxiliaires, que le feu prit à la bibliothèque, et cette magnifique collection fut la proie de l’incendie. »

D’un récit de Diogène Laërce (iie s. av. J.-C.), on peut conclure qu’il y avait à Athènes, au ive siècle avant Jésus-Christ, des espèces de cabinets de lecture[051.1] ; et l’on y constate, à peu près vers le même temps, l’existence de boutiques de librairie servant de lieux de rendez-vous et de conversation aux amateurs de livres[051.2]. Il en était de même à Rome, ainsi qu’il résulte d’un passage d’Aulu-Gelle[051.3] : les lettrés et curieux se réunissaient volontiers chez les libraires (bibliopola, æ), pour converser et discuter.

Les devantures des libraires étaient, des deux

[I.051.027]
  1.  « Antigone de Caryste… affirme qu’après l’édition des livres de Platon, ceux qui souhaitaient d’en savoir le contenu payaient, pour cela, ceux qui les possédaient. » (Vie de Platon, ap. Lalanne, op. cit., p. 113.)  ↩
  2.  Diogène Laërce, Vie de Zénon, ap. Lalanne, op. cit., p. 113.  ↩
  3.  Nuits attiques, XIII, 30, p. 653.  ↩

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