Le Livre, tome I, p. 036-060

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 36.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 36 [060]. Source : Internet Archive.

chevalier romain qu’il était, il se trouvait dans l’obligation, et n’en rougissait pas, de demander à Parthénius une robe neuve, et, quand il l’avait obtenue, il lui fallait mendier le manteau[036.1]. Aussi disait-il lui-même : « Que me sert que nos soldats lisent mes vers au fond de la Dacie, que mes épigrammes soient chantées dans la Bretagne ? Ma bourse n’en est pas mieux garnie, nescit sacculus ista meus[036.2]. »

« Mais il faut bien remarquer que ni Martial, dans

[I.060.036]
  1.  Martial, VIII, 28 ; IX, 50 ; et XI, 3.  ↩
    •  Non urbana mea tantum Pimpleide gaudent
      Otia, nec vacuis auribus ista damus ;
      Sed meus in Geticis ad Martia signa pruinis
      A rigido teritur centurione liber.
      Dicitur et nostros cantare Britannia versus.
      Quid prodest ? nescit sacculus ista meus.
      At quam victuras poteramus pangere chartas,
      Quantaque Pieria prælia flare tuba ;
      Quum pia reddiderint Augustum numina terris,
      Et Mæcenatem si mihi Roma daret !

     « Ce n’est pas seulement aux citadins oisifs que plaît ma muse ; je n’écris pas pour les seuls badauds : je suis lu par le sévère centurion qui combat chez les Gètes, sous un climat glacé ; on dit même que les Bretons chantent mes vers. Mais à quoi bon ? mon escarcelle ne se ressent pas de ma vogue. Et pourtant, moi aussi, je pourrais écrire des pages immortelles ; je pourrais emboucher le clairon des combats, si les dieux rendaient au monde un Auguste, si Rome me donnait un Mécène ! » (Martial, XI, 3, trad. Nisard, p. 505.)  ↩

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