Le Livre, tome I, p. 046-070

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 46.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 46 [070]. Source : Internet Archive.

volumina ; de volvere, rouler), d’où nous avons fait volume.

La plante nommée papyrus par les Égyptiens, et ϐίϐλος par les Grecs, est une espèce de roseau de la famille des cypéracées, qui croît dans les marais de l’Égypte, de l’Abyssinie, de la Syrie, de la Sicile et de la Calabre. Elle a une racine ou rhizome féculent, dont les anciens Égyptiens se nourrissaient, et une tige ou hampe triangulaire haute de 2 mètres à 2 m. 50, sans feuilles et terminée par une large et élégante ombelle[046.1]. C’est avec la tige du papyrus que les anciens fabriquaient leur papier.

Dans son Histoire naturelle[046.2], Pline nous donne d’amples détails sur les diverses opérations de cette fabrication, « mais les trois chapitres qu’il a consacrés à cette matière sont parfois si obscurs, que, malgré de nombreux commentaires et même diverses expériences tentées sur du papyrus de Sicile, l’interprétation de quelques passages reste toujours incomplète[046.3] ». Voici les plus importants de ces détails, tels qu’ils ont été exposés et interprétés par Géraud et par Egger.

La tige seule du papyrus, avons-nous dit, était bonne à faire du papier. On commençait par la

[I.070.046]
  1.  Larive et Fleury, Dictionnaire des mots et des choses, art. Papyrus.  ↩
  2.  XIII, 23-26, trad. Littré. (Collection Nisard, Paris, Didot, 1877.)  ↩
  3.  Géraud, op. cit., p. 25.  ↩

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