Le Livre, tome I, p. 047-071

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 47.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 47 [071]. Source : Internet Archive.

fendre longitudinalement en deux parties égales ; ensuite, avec une aiguille[047.1], on enlevait des bandes de papyrus aussi minces et aussi larges que possible. Ces bandes se nommaient en latin philyræ. Les meilleures étaient les deux qu’on enlevait d’abord dans chaque partie de la tige, c’est-à-dire celles qui formaient le centre de la plante ; les autres diminuaient de qualité à mesure qu’elles se rapprochaient de l’écorce. Avec les premières, on fabriquait le papier de première qualité ; avec les secondes, le papier de seconde qualité ; avec les troisièmes, celui de troisième qualité ; ainsi de suite. La première qualité de papier se nomma d’abord hiératique, ou sacrée, parce qu’elle était réservée aux livres saints ; la flatterie lui fit donner ensuite le nom de papier auguste, ou royal ; par le même motif, le papier de seconde qualité fut appelé livien, du nom de Livie, femme de l’empereur Auguste. Dès lors la dénomination de hiératique ne s’appliqua plus qu’au papier de troisième qualité. Le papier de quatrième qualité était connu sous le nom d’amphithéâtrique, parce qu’il était fabriqué à Alexandrie, dans le quartier de l’amphithéâtre. Fannius, grammairien de Rome, ayant réussi à améliorer le papier amphithéâtrique, à étendre un peu sa largeur et à polir sa surface, fit,

[I.071.047]
  1.  Peut-êre, dans le texte de Pline, faut-il lire acie, au lieu de acu, remarque Géraud : « M. Stoddhart n’a pu enlever les lames du papyrus de Sicile qu’avec un instrument très tranchant ».  ↩

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