Le Livre, tome I, p. 048-072

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 48.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 48 [072]. Source : Internet Archive.

d’un papier commun, un papier de première qualité, le papier fannien, pouvant rivaliser avec le papier auguste. Le papier de quatrième qualité, qui n’avait pas reçu cette préparation, garda son nom d’amphithéâtrique. Le papyrus qui croissait en abondance aux environs de la ville de Saïs, sur le delta du Nil, mais qui était de qualité inférieure, servait à faire le papier de cinquième catégorie, le papier saïtique. En sixième lieu venait le papier ténéotique, ainsi nommé d’un quartier d’Alexandrie[048.1] où on le fabriquait ; de qualité inférieure, il se vendait au poids. Quant au papier emporétique (εμπορία, commerce, marchandises), qui occupait le dernier rang, il était impropre à l’écriture et ne pouvait servir que pour envelopper les autres papiers, ou emballer des marchandises.

Ces diverses espèces de papier se fabriquaient de la façon suivante : « Sur une table inclinée et mouillée avec de l’eau du Nil, on étendait, les unes à côté des autres, des bandes de papyrus aussi longues que la plante avait pu les fournir, après qu’on en avait retranché les deux extrémités, c’est-à-dire l’ombelle et la racine ; on les humectait encore avec de l’eau du Nil. Cette eau, pénétrant les lames du papyrus, délayait les sucs qu’elle pouvait contenir ; par là elle perdait sa limpidité, devenait trouble et acquérait une viscosité suffisante pour tenir lieu

[I.072.048]
  1.  D’une localité voisine de Saïs, dit Egger, op. cit., p. 11.  ↩

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