Le Livre, tome I, p. 049-073

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 49.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 49 [073]. Source : Internet Archive.

de colle et assujettir entre elles les bandes de papyrus, dans le sens de leur longueur. Sur ces bandes longitudinales on en posait transversalement d’autres, qui, coupant les premières à angle droit, formaient, avec elles, une espèce de claie. Les feuilles, plagulæ, ainsi faites, étaient soumises à l’action d’une presse, puis séchées au soleil ; ensuite on les réunissait en un rouleau, scapus (en attendant que, revêtu d’écriture, il prît le nom de volumen), qui, du temps de Pline, contenait vingt feuilles. Au ive siècle, la main de papyrus, comme nous dirions aujourd’hui, n’était plus que de dix feuilles[049.1]. »

Mais, avant même d’être collées ainsi bout à bout et réunies en rouleau, ces feuilles subissaient diverses autres opérations : chacune d’elles était battue au marteau, et soigneusement polie au moyen de la pierre ponce, d’une dent d’animal, ou d’un coquillage ; puis ordinairement encollée, afin que l’écriture pût s’y tracer sans bavures. « La colle commune se composait de fleur de farine délayée avec de l’eau bouillante, dans laquelle on jetait quelques gouttes de vinaigre. La mie de pain fermenté, détrempée également dans l’eau bouillante, formait une colle de meilleure qualité, moins épaisse, et qui donnait au papier une finesse égale à celle d’une étoffe de lin ; l’une et l’autre devaient être employées dans les vingt-quatre heures. Après

[I.073.049]
  1.  Géraud, op. cit., p. 27.  ↩

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