Le Livre, tome I, p. 052-076

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 52.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 52 [076]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 53.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 53 [077]. Source : Internet Archive.

et les dimensions, généralement restreintes, de chacun de ces livres. Aussi ne faut-il pas se faire illusion sur le nombre considérable de volumes, de rouleaux, de certaines bibliothèques anciennes : quand nous lisons, par exemple, « que la bibliothèque d’Alexandrie renfermait sept cent mille volumes, il faut bien se persuader que cette masse énorme de volumes était peut-être le produit des veilles de six à sept mille auteurs tout au plus, et que toute cette bibliothèque d’Alexandrie n’aurait peut-être pas occupé trente à quarante mille de nos in-folio actuels[052.1]. »

C’était autour d’une baguette, dite umbilicus, fixée à la dernière feuille, baguette de cèdre, de buis ou d’ivoire, que la bande de papyrus s’enroulait[052.2]. Les deux tranches du rouleau, — les deux

[I.076.052]
  1.  Peignot, op. cit., pp. 46-47. « Combien d’écrivains anciens dont la fécondité en petits volumes ou rouleaux est attestée par l’histoire ! La plupart en ont laissé cent cinquante, deux cents, quatre cents, et jusqu’à cinq à six cents ; Pline l’Ancien, lui seul, en a écrit pour sa part plus de quatre cents, et il en eût laissé bien davantage sans sa fin tragique (voir, à ce sujet, la lettre de son neveu, livre III, 5). Bien plus, Origène nous apprend qu’un certain Didyme d’Alexandrie avait composé, du temps de Jules César, six mille volumes ; Sénèque ne lui en attribue que quatre mille, et Athénée trois mille cinq cents ; c’est déjà fort honnête. Mais cela prouve qu’il faut restreindre cette idée de volume à un seul rouleau de parchemin ou de papyrus renfermant cinquante, soixante, quatre-vingts de nos pages. » (Id., ibid. ↩
  2.  Géraud (op. cit., p. 96) dit qu’ « il est certain que, pour rendre la lecture du rouleau plus commode, on le garnissait de deux ombilics, un au commencement et l’autre à la fin. » Peignot (op. cit., p. 57) ne parle que d’un seul ombilic : « … Cette longue bande de feuilles réunies tenait, par une de ses extrémités, du côté de la droite (fin du volume), à un bâton ou cylindre (l’umbilicus) sur lequel on la roulait ; et son autre extrémité du côté de la gauche (commencement du volume) était adaptée à une peau ou pièce de parchemin solide qui en formait la couverture, portait le titre, et, par le moyen de courroies (les lora, au singulier lorum) qui en faisaient partie, serrait fortement le volume lorsqu’il était fermé, c’est-à-dire roulé. »  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet