Le Livre, tome I, p. 061-085

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 61.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 61 [085]. Source : Internet Archive.

que bien plus tard, lorsque ses procédés de fabrication furent suffisamment améliorés, au commencement de notre ère, que son usage tendit à se répandre de plus en plus. Grâce à son épaisseur et à sa contexture, le parchemin avait sur le papyrus ce grand avantage, qu’il pouvait recevoir de l’écriture des deux côtés. Il présentait, en outre, assez de résistance et de solidité pour qu’on pût le faire servir à la confection de livres de forme analogue aux nôtres, c’est-à-dire composés de feuilles distinctes, de moyenne ou petite dimension, et réunies par une couture dans la marge du fond. On appela ces livres codices (au singulier codex), libri quadrati (liber quadratus), « livres carrés[061.1] », et nous avons vu, par une épigramme de Martial[061.2], que ces codices, avec leur couverture plate de bois ou de cuir, étaient à bon droit jugés moins encombrants, plus commodes et plus maniables que les volumina, que les scrinia. Au lieu d’être rangés dans des casiers, comme les rouleaux de papyrus, les « livres carrés » étaient renfermés dans des armoires (armaria, au singulier armarium[061.3]), dont les rayons, garnis d’un rebord, formaient plusieurs étages de plans inclinés, sur les-

[I.085.061]
  1.  Originellement les codices étaient le plus souvent en papyrus, à cause de la cherté du parchemin. (Cf. Peignot, op. cit., p. 58.)  ↩
  2.  Cf. supra, p. 25.  ↩
  3.  Au moyen âge, ce mot désignait la bibliothèque entière, et armarius le bibliothécaire.  ↩

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