Le Livre, tome I, p. 062-086

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 62.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 62 [086]. Source : Internet Archive.

quels les livres étaient placés à plat, à côté les uns des autres, le titre en dessus[062.1].

Le nom de codex avait originairement servi à désigner un livre, aussi de forme rectangulaire, composé de tablettes de bois rassemblées par un même côté[062.2]. Tant en Grèce qu’à Rome, ces tablettes servaient pour les besoins de la vie courante ; elles recevaient d’ordinaire un enduit de cire (d’où leur nom de tabellæ ceræ, ceratæ tabellæ ou simplement ceræ[062.3]), sur lequel on traçait les caractères à l’aide d’un instrument pointu, le style (γραφίς, graphium, stilus ou stylus).

« Les tablettes de bois étaient connues des Hébreux à l’époque où fut rédigé le Livre des Rois, et des Grecs dès le temps d’Homère ; mais les Romains furent les premiers à les faire entrer dans la pratique journalière. Ils en fabriquaient avec le buis, l’if, l’érable et d’autres bois durs ; les plus précieuses étaient en citrus, sorte de cyprès venant d’Afrique. Elles étaient disposées, tantôt en forme de livre ou de portefeuille (car elles avaient souvent

[I.086.062]
  1.  Géraud, op. cit., p. 220.  ↩
  2.  « Les anciens Latins appelaient caudex un assemblage de planches symétriquement disposées les unes sur les autres. Lorsque, après avoir écrit sur des tablettes isolées, on imagina de les réunir en les superposant, le livre carré qu’on forma ainsi prit le nom de codex. » (Géraud, op. cit., p. 125.)  ↩
  3.  On les appelait aussi libelli, adversaria, pugillares, etc. Cf. Peignot, op. cit., pp. 58-59.  ↩

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