Le Livre, tome I, p. 064-088

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 64.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 64 [088]. Source : Internet Archive.

tel de saint Louis pour les années 1256-1257. Chacun de ses feuillets, autrefois réunis par des charnières, de manière à imiter la forme du livre, est revêtu de cire noire sur l’une et l’autre face ; l’écriture y est tracée dans le sens le plus long, et barrée aux articles vérifiés ou recopiés par les gens des comptes. La Bibliothèque nationale possède des documents analogues pour les règnes de Philippe III et de Philippe IV ; on en voit d’autres à Florence et à Genève. Viollet-le-Duc a décrit et reproduit l’extérieur de tablettes fort curieuses, remontant au xive siècle et conservées à Namur ; mais celles-ci sont en ivoire sculpté et rentrent plutôt dans la catégorie des chefs-d’œuvre artistiques qui servaient de couverture à nos plus précieux manuscrits[064.1]. Le musée du Louvre contient trois ivoires ayant la même destination, qui ont été dépeints sommairement par M. de Laborde[064.2]. Nos pères utilisaient les tablettes, non seulement pour leurs comptes et leurs messages, mais pour des extraits de livres, des reportations de sermons, des testaments, des projets d’actes, et, d’après certains étymologistes, le nom des tabellions n’a pas d’autre origine que celui des tabellæ sur lesquelles ils rédigeaient leurs minutes[064.3]. »

[I.088.064]
  1.  Dictionnaire du mobilier, t. II, p. 156.  ↩
  2.  Notice des émaux du Louvre, p. 386.  ↩
  3.  Lecoy de la Marche, les Manuscrits et la Miniature, pp. 14-16.  ↩

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