Le Livre, tome I, p. 070-094

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 70.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 70 [094]. Source : Internet Archive.

après avoir taillé en pointe leurs calami, fendaient cette pointe en deux par le milieu, absolument comme sont taillées et fendues nos plumes actuelles. Ils effectuaient cette double opération à l’aide d’un canif (scalprum ou scalpellum librarium), et quand la pointe du calamus venait à s’émousser, ils l’affilaient avec la pierre ponce (pumex, pumicis), ou avec une pierre à aiguiser (cos, cotis).

L’usage du calamus (roseau), pour écrire, a duré jusqu’au vie ou viie siècle[070.1] ; le roseau a été alors remplacé par les plumes d’oie ou d’autres oiseaux. Quant aux plumes métalliques, bien qu’on les regarde comme une invention moderne, elles sont « d’une origine assez ancienne. Rader, dans ses commentaires sur Martial[070.2], dit que, de son temps, on a trouvé, chez les Daces, un roseau d’argent qu’il supposa avoir servi à Ovide pendant son exil. Laissant de côté la partie purement hypothétique de cette assertion, il n’en reste pas moins constaté qu’on a découvert, au xvie siècle, une plume métallique reconnue pour être un ustensile ancien. Au moyen âge, s’il faut en croire Montfaucon[070.3], les patriarches de

[I.094.070]
  1.  Peignot, op. cit., p. 71.  ↩
  2.  XIV, 38, cité par Schwarz, VI, 8. (Ap. Géraud, op. cit., pp. 42-43.)  ↩
  3.  Palæographia græca, p. 21.  ↩

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