Le Livre, tome I, p. 072-096

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 72.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 72 [096]. Source : Internet Archive.

s’attachait aux parois et y formait une suie très fine, qu’on ramassait ensuite[072.1]. La résine pouvait se remplacer par de la poix, de la lie de vin desséchée et cuite, du marc de raisins ou de l’ivoire brûlé[072.2]. Quelquefois on faisait brûler des sarments et des morceaux de bois résineux, qu’on pilait ensuite dans un mortier. La poudre obtenue par ce procédé remplaçait le noir de fumée[072.3]. L’encre se faisait, à ce qu’il paraît, sans feu, à la seule chaleur du soleil. Celle à laquelle on mêlait un peu de vinaigre s’effaçait, dit Pline[072.4], très difficilement. Ailleurs, il assure que, pour préserver les livres des souris, il suffisait de faire infuser de l’absinthe dans l’encre.

« L’encre des anciens a été en usage jusqu’au xiie siècle, époque où a été inventée celle dont on se sert aujourd’hui, qui est un composé de sulfate de fer, de noix de galle, de gomme et d’eau. L’ancienne encre était noire lorsqu’on l’employait, mais elle jaunissait avec le temps, et, si elle était exposée à l’humidité, elle finissait par s’effacer entièrement….

« Les anciens connaissaient aussi l’encre de sèche ou sépia, dont nos dessinateurs font usage, et qui, dans l’Orient, sert encore à l’écriture. Perse, gourmandant la paresse des jeunes Romains de son époque, dit qu’ils ne se mettent à l’étude que tard

[I.096.072]
  1.  Vitruve, VII, 10.  ↩
  2.  Pline l’Ancien, XXXV, 25.  ↩
  3.  Vitruve, ibid.  ↩
  4.  XXVII, 28.  ↩

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