Le Livre, tome I, p. 075-099

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 75.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 75 [099]. Source : Internet Archive.

ture, pour écrire un nouveau texte par-dessus. Les parchemins ainsi traités s’appellent palimpsestes[099.1]. Cette pratique fut malheureusement fort répandue dans les couvents du moyen âge, et nous a coûté beaucoup de précieux monuments de la littérature antique. Souvent, toutefois, le lavage et le grattage n’ont pas été poussés très loin, de sorte que les traces de la première écriture sont restées visibles et ont pu de nos jours être rendues plus distinctes par l’emploi de réactifs chimiques[099.2]. Il a été possible de retrouver de la sorte quelques-uns des textes classiques que les moines avaient grattés pour y superposer des écrits ecclésiastiques….

« Il est bon d’ajouter que, dans d’autres cas, ce sont des textes ecclésiastiques qui ont été recouverts par des textes classiques : ainsi la bibliothèque de Florence possède un manuscrit de Sophocle,

[I.099.075]
  1.  « La facilité de faire des palimpsestes sur papier et sur parchemin, dit encore Géraud (op. cit., p. 48), provenait surtout de la nature de l’encre dont se servaient les anciens. »  ↩
  2.  « Nous indiquerons, comme un procédé infaillible (pour faire revivre les anciennes écritures) et dont les résultats se manifestent instantanément, celui qu’emploie le savant abbé Peyron, de l’Académie de Turin…. Il se sert de deux liqueurs, le prussiate de potasse et l’acide muriatique étendu d’eau. Il trempe un premier pinceau dans le prussiate de potasse, et le passe légèrement sur l’écriture effacée ; avant que cette première couche soit sèche, il promène sur l’écriture un second pinceau imbibé d’acide muriatique ; les lettres pâlies ou effacées reparaissent à l’instant. » (Géraud, op. cit., p. 49.)  ↩

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