Le Livre, tome I, p. 081-105

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 81.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 81 [105]. Source : Internet Archive.

tuelles, celle de saint Benoît (480-543) notamment, prescrivaient l’enseignement et la pratique de la calligraphie et ordonnaient la transcription des manuscrits. En France, l’abbaye de Luxeuil, fondée par des moines irlandais, disciples de saint Colomban (540-615), « posséda une bibliothèque relativement riche, une école d’écrivains célèbres ; et ce furent ces écoles monastiques qui, en se répandant sur le monde chrétien, créèrent ce qu’on a appelé de nos jours les écritures nationales, dégénérescences de l’ancienne cursive romaine[081.1] ».

Mais « il ne faut pas s’y tromper, remarque Ludovic Lalanne[081.2] : la règle des couvents, comme toutes les lois en général, indique ce qui devait se faire, et non pas ce qui se faisait ; la prescription dont nous venons de parler n’était guère mieux observée que les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance dans les ordres religieux, qui eurent si souvent besoin d’être réformés[081.3] ». La religion chrétienne était même parfois considérée comme l’adversaire

[I.105.081]
  1.  La Grande Encyclopédie, art. Bibliothèque, p. 649.  ↩
  2.  Op. cit., pp. 31-32.  ↩
  3.  « Les bons religieux écrivent les livres, et les mauvais s’occupent d’autres choses, » déclare nettement le brave évêque Richard de Bury, dans son Philobiblion, chap. v, p. 49. (Paris, Aug. Aubry, 1856.)  ↩

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