Le Livre, tome I, p. 085-109

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 85.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 85 [109]. Source : Internet Archive.

celui qu’il nomme « le plus illustre, le plus grand des hommes[085.1] » : « Pendant qu’il était à table, il aimait à entendre un récit ou une lecture, et c’étaient les histoires et les hauts faits des temps passés qu’on lui lisait d’ordinaire. Il prenait aussi grand plaisir aux ouvrages de saint Augustin, et principalement à celui qui a pour titre De la Cité de Dieu[085.2]. »

Dans le testament de Charlemagne, que publie Éginhard[085.3], on voit que les livres, « dont il (l’empereur) avait amassé dans sa bibliothèque une grande quantité », devaient être vendus, « et que l’argent qui en proviendrait serait distribué aux pauvres[085.4] ».

La correspondance d’Éginhard contient une fort

[I.109.085]
  1.  Prologue de la Vie de l’empereur Charles, p. xc, trad. A. Teulet.  ↩
  2.  Op. cit., p. 34.  ↩
  3.  Op. cit., p. 46.  ↩
  4.  Une note du traducteur Alexandre Teulet ajoute ici : « On n’a pas d’autres renseignements sur cette nombreuse bibliothèque réunie par Charlemagne. Cependant il est probable que, malgré la faculté qu’il laissa dans son testament, elle ne fut pas entièrement dispersée après sa mort, puisque nous retrouvons à la fin du ixe siècle une bibliothèque du Palais (libri in thesauro), dont Charles le Chauve, par le chapitre xii du capitulaire daté de Quierzy le 1er juillet 877 (dans Baluze, II, 264), ordonne le partage entre son fils, l’abbaye de Saint-Denis et l’abbaye de Sainte-Marie de Compiègne. Au reste, il semble que le goût des livres ait été héréditaire chez les Carlovingiens ; car la bibliothèque que Charlemagne augmenta sans doute de beaucoup avait été commencée par son père, Pépin le Bref, comme cela résulte de la lettre écrite à ce prince par le pape Paul Ier en 758 : Direximus etiam…. »  ↩

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