Le Livre, tome I, p. 090-114

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 90.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 90 [114]. Source : Internet Archive.

confesseur Geoffroi de Beaulieu[090.1], — d’un grand soudan des Sarrasins, qui faisait soigneusement rechercher, transcrire à ses frais, et placer dans une bibliothèque les livres de toute espèce pouvant être utiles aux savants de son pays, et qui les mettait à leur disposition toutes les fois qu’ils en avaient besoin, le pieux roi résolut de faire copier à ses frais, dès qu’il serait de retour en France, tous les livres utiles et authentiques des saintes Écritures qu’il pourrait trouver dans les différentes abbayes, afin que lui et ceux de ses sujets qui étaient lettrés et religieux pussent y étudier, pour leur utilité particulière et pour l’édification de leur prochain. Ce qu’il avait résolu, il l’exécuta quand il fut de retour. Il fit, en effet, préparer un local convenable et sûr, à Paris, dans le trésor de sa chapelle, et y réunit de nombreux textes de saint Augustin, de saint Ambroise, de saint Jérôme, de saint Grégoire et des autres docteurs orthodoxes. Il allait y étudier lui-même, quand il en avait le temps, et accordait volontiers aux autres la permission d’y étudier avec lui. Il aimait mieux faire copier les livres que de les acheter, parce que, disait-il, il augmentait ainsi le nombre des exemplaires des saintes Écritures, et les rendait plus utiles…. Quand il étudiait dans ses livres, et que quelques-uns de ses serviteurs qui n’étaient point lettrés se trouvaient présents, il leur traduisait

[I.114.090]
  1.  Ap. Lalanne, op. cit., pp. 160-161.  ↩

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