Le Livre, tome I, p. 096-120

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 96.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 96 [120]. Source : Internet Archive.

« … Nous obéissons à l’obligation d’une sainte piété, si nous les manions délicatement, ou si, en les remettant à leurs places réservées, nous les maintenons dans une conservation parfaite, de façon qu’ils se réjouissent de leur pureté, tant qu’ils sont entre nos mains, et qu’ils reposent à l’abri de toute crainte, lorsqu’ils sont placés dans leurs demeures. Certainement, après les saints vêtements et les calices consacrés au corps de Notre-Seigneur, ce sont les livres sacrés qui sont dignes d’être touchés le plus honnêtement par les clercs, car ils leur font injure toutes les fois qu’ils osent les prendre avec des mains sales. Aussi nous pensons qu’il est avantageux d’entretenir les étudiants sur les diverses négligences qu’ils pourraient toujours facilement éviter, et qui nuisent considérablement aux livres[096.1]. » Et il conseille à « la gent écolière » d’ouvrir et de fermer sans les brusquer, « avec une sage mesure », les volumes qui lui sont confiés, et de ne pas manquer, la lecture terminée, « de remettre le fermoir », car il convient, ajoute-t-il ingénument, « de conserver avec plus de soin un livre qu’un soulier[096.2] ».

Sur Paris et les ressources intellectuelles qui s’y trouvent, Richard de Bury ne tarit pas d’éloges et entonne un véritable dithyrambe : « Quel torrent de

[I.120.096]
  1.  Op. cit., chap. xvii, pp. 143-144.  ↩
  2.  Ibid.  ↩

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