Le Livre, tome I, p. 097-121

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 97.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 97 [121]. Source : Internet Archive.

volupté a réjoui notre cœur toutes les fois que nous avons ou le loisir de visiter Paris, ce paradis de l’Univers[097.1] ! Là, par l’ardeur de notre passion, les jours s’écoulaient trop vite ; là, existent des bibliothèques, bien plus agréables que des vases remplis de parfums ; là, des vergers abondants en toutes sortes de livres ; là, des prés académiques, jardin des péripatéticiens, hauteur du Parnasse, portique des stoïciens…. Aussi là puisions-nous dans nos trésors et déliions-nous de grand cœur les cordons de notre bourse ; nous jetions l’argent à pleines mains, et nous retirions de l’ordure et de la poussière des livres inappréciables[097.2]. »

Et le bon et savant évêque résume en quelque sorte son traité par cette sentence : « Amorem librorum, amorem sapientiæ constat esse » : il est certain que l’amour des livres est l’amour même de la sagesse[097.3].

Les livres ont aussi trouvé, à cette époque, dans le grand poète Pétrarque (1304-1374), qui était lié

[I.121.097]
  1.  Voir, à cet endroit (p. 83), une note du traducteur sur ce qu’était alors Paris, « le rendez-vous de toutes les intelligences », et une pièce de vers, composée au xiiie siècle :
    •  O dulcis Parisius, decor omnis ville….
      O dulcis Parisius, parens sine pare….  ↩
  2.  Op. cit., chap. viii, pp. 83-85.  ↩
  3.  Op. cit., chap. xv, pp. 261 et 128. Cf. aussi le chap. ii, « Comme quoi les livres doivent être préférés aux richesses et aux plaisirs », pp. 21-26.  ↩

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