Le Livre, tome I, p. 100-124

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 100.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 100 [124]. Source : Internet Archive.

touché de son état, lui rendit sa clef, et le poète recouvra aussitôt ses forces[100.1]. »

Pétrarque a non seulement composé différents opuscules relatifs à la bibliophilie, De l’abondance des livres, De la réputation des écri­vains[100.2], etc., remplis de sages conseils et aussi de fines et malicieuses remarques[100.3], il témoignait le plus grand zèle, une véritable passion, pour la découverte et l’exhumation des manuscrits. On voit, dans sa correspondance, qu’il les faisait rechercher en France, en Angleterre, en Italie et jusqu’en Grèce, et qu’il ne passait jamais à proximité d’un ancien monastère, sans se détourner pour en visiter la bibliothèque. « Vers la vingt-cinquième année de ma vie, raconte-t-il dans une de ses lettres[100.4], étant arrivé à Liège et ayant appris qu’il s’y trouvait bon nombre de livres, je m’y suis arrêté et j’y ai retenu mes compagnons jusqu’à ce que j’eusse copié moi-même une oraison de Cicéron, et fait transcrire une autre par un de mes amis ; je répandis ensuite ces ouvrages en Italie. »

[I.124.100]
  1.  Zimmermann, De la solitude, chap. vii, pp. 164-165, trad. Marmier. (Paris, Victor Masson, 1855.)  ↩
  2.  Ces deux petits livres font partie de son grand ouvrage philosophique De remediis utriusque fortunæ, et ont été traduits par Victor Develay. (Paris, Librairie des bibliophiles, 1883.)  ↩
  3.  Nous en citerons des extraits plus loin, dans le tome II, chap. iv, en parlant du « Choix des livres ».  ↩
  4.  Ap. Petit-Radel, op. cit., pp. 136-137 ; et Lalanne, op. cit., pp. 226-227.  ↩

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