Le Livre, tome I, p. 104-128

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 104.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 104 [128]. Source : Internet Archive.

bre au plus hault », 444 : ce qui donne un total de 973 volumes.

« Ce catalogue, ajoute M. Alfred Franklin[104.1], est un document précieux pour notre histoire littéraire. On y trouve des Bibles latines et françaises, des Missels, des Psautiers, des Heures, des Bréviaires ; la Légende dorée, les Vies des Saints, des relations de miracles ; peu d’ouvrages des Pères, mais un grand nombre de traités d’astrologie, de géomancie et de chiromancie, sciences dans lesquelles Charles V avait une grande foi. La médecine comprenait seulement quelques ouvrages d’Hippocrate, des fragments d’Avicenne et des traductions de l’arabe. La jurisprudence était représentée par les Décrétales, le Digeste et trois ou quatre coutumes de diverses provinces. Les livres d’histoire étaient assez nombreux. La plupart de ces volumes contenaient, d’ailleurs, de magnifiques miniatures, étaient revêtus de riches étoffes, et garnis de fermoirs en métal précieux. Aussi Christine de Pisan parle-t-elle avec admiration de « la belle assemblée de notables livres et belle librairie qu’avait Charles V ».

Malheureusement, en 1429, lorsque les Anglais étaient maîtres de Paris, le duc de Bedford, régent du royaume, mit la main sur ces livres, les acheta à

[I.128.104]
  1.  Les Anciennes Bibliothèques de Paris, Bibliothèque du Roi, t. II, pp. 114-115. Cf. aussi Léopold Delisle, le Cabinet des manuscrits, t. I, pp. 21 et s.  ↩

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