Le Livre, tome I, p. 119-143

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 119.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 119 [143]. Source : Internet Archive.

La lecture tient une grande place dans le programme d’études et la « discipline » que Rabelais (1483 ?-1553) institue, par l’intermédiaire de Ponocrates, à l’usage de Gargantua. Dans la matinée, « par trois bonnes heures luy estoit faicte lecture ». Puis, « au commencement du repast, » — du repas de midi, du dîner, que nous appelons aujourd’hui déjeuner, — « estoit lue quelque histoire plaisante des anciennes prouesses, jusques à ce qu’il (Gargantua) eust pris son vin. Lors (si bon sembloit) on continuoit la lecture ou commençoient à deviser joyeusement ensemble. » L’après-midi, Gargantua « se remettoit… tant à répéter la lecture matutinale qu’à poursuivre le livre entre­pris[119.1] ».

On connaît les humbles et studieux débuts de Jacques Amyot (1513-1593), qui devint évêque d’Auxerre et grand aumônier de France, et s’est acquis, comme traducteur de Plutarque et de Longus, une gloire littéraire encore brillante : tous les dictionnaires, les galeries d’enfants prodiges, les livres de morale à l’usage de la jeunesse, ont consigné ce salutaire exemple de passion pour l’étude et les livres, de courageuse et inlassable persévé-

[I.143.119]
  1.  Gargantua, chap. xxiii, pp. 41-42. (Rabelais, Œuvres, Paris, Charpentier, 1861.)  ↩

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