Le Livre, tome I, p. 121-145

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 121.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 121 [145]. Source : Internet Archive.

Ronsard (1524-1585) appelle très joliment ses livres familiers :

Mes bons hostes muets qui ne fâchent jamais[121.1].

Étienne Pasquier (1529-1615), l’érudit auteur des Recherches de la France, décrit ainsi, dans une de ses lettres à Achille de Harlay, son genre de vie accoutumé : « … Étant maintenant réduit en ma chambre, voici l’économie que j’y garde. J’ai d’un côté mes livres, ma plume et mes pensées ; d’un autre, un bon feu, tel que pouvait souhaiter Martial, quand, entre

[I.145.121]
    •  Car, seul maistre de moy, j’allois, plein de loisir,
      Où le pied me portoit, conduit de mon désir,
      Ayant tousjours ès mains, pour me servir de guide,
      Aristote ou Platon, ou le docte Euripide,
      Mes bons hostes muets qui ne fâchent jamais ;
      Ainsi que je les prens, ainsi je les remais ;
      O douce compagnie et utile et honneste !

     (Ronsard, Poésies pour Hélène, Élégie, p. 64. Œuvres choisies, Paris, Garnier, 1841.)  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet