Le Livre, tome I, p. 130-154

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 130.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 130 [154]. Source : Internet Archive.

deurs de l’antiquité, « ne lisait que pour trouver de belles sentences et de belles expressions à recueillir et à en­châsser[130.1] ».

Gui Patin (1601-1672), le caustique érudit, adversaire acharné du « gazetier » Renaudot et de l’antimoine, écrit à son ami Spon, le 16 novembre 1645, à propos de la « superbe et solennelle entrée » à Paris des ambassadeurs de Pologne, « qui viennent quérir la princesse Marie pour être leur reine » : « Ces spectacles publics ne me touchent guères. Ils me rendent mélancolique, moy qui suis naturellement joyeux et gay, au lieu qu’ils réjouissent les autres. Quand je voy toute cette mondanité, j’ay pitié de la vanité de ceux qui les font. Il est vray qu’on ne fait point cette montre pour les philosophes, de l’humeur et de la capacité desquels je voudrois bien être ; mais c’est pour le vulgaire, qui est ébloui de cet éclat et en passe le temps plus doucement. Je fus, ce jour-là, quelque peu de temps davantage qu’à mon ordinaire dans mon étude (bibliothèque, cabinet de travail) et m’y employai assez bien. Mes voisins disent que j’ay grand tort de n’avoir point

[I.154.130]
  1.  Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. XIII, pp. 245-246. — Les livres de Guez de Balzac reçurent un jour un hommage peu banal pour des livres. Leur maître nous conte qu’un « curieux », un campagnard sans doute, étant venu lui rendre visite, « lui commença sa harangue par le respect et la vénération qu’il avait toujours eue pour luy et pour Messieurs ses Livres ». (Guez de Balzac, Entretiens, VII ; Œuvres, t. II, p. 350. Paris, Lecoffre, 1854.)  ↩

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