Le Livre, tome I, p. 138-162

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 138.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 138 [162]. Source : Internet Archive.

hommes, qui ne sont cognus et respectez que par leur robe et vestement[138.1] ».

A peu près vers le même temps, un conseiller au Parlement de Paris, Henri du Bouchet, sieur de Bournonville (….-1654), légua à l’abbaye de Saint-Victor, où il désirait être enseveli, ce qui avait été pendant sa vie « ses plus chères délices, sa bibliothèque, » qu’il avait rassemblée « avec beaucoup de peine et de soin ». Du Bouchet voulut que cette collection, comme celle de Mazarin, fût ouverte aux travailleurs, « que les gens d’estude eussent la liberté d’aller estudier en la bibliothèque de ladite abbaye trois jours de la semaine, trois heures le matin et quatre heures l’apresdiné ». Il légua, en outre, à l’abbaye, une rente de 370 livres pour l’achat des publications nouvelles, et une autre rente de 340 livres pour servir de traitement au religieux qui remplirait les fonctions de bibliothécaire.

[I.162.138]
  1.  Op. cit., chap. v, p. 70. Sainte-Beuve (Portraits littéraires, t. III, p. 370) a dit de Gabriel Naudé : « Il est bien le patron de ceux qui, avant tout, lisent et dévorent, qui parlent de tout ce qu’ils ont lu, et chez qui l’idée ne se présente que de biais en quelque sorte, ne se faufile qu’à la faveur et sous le couvert des citations. »  ↩

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