Le Livre, tome I, p. 139-163

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 139.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 139 [163]. Source : Internet Archive.

« Les Pères de Saint-Victor se montreront reconnaissants envers leur bienfaiteur…. Son buste fut placé dans la bibliothèque, et l’on fit graver sur le marbre le passage de son testament qui contenait le legs de sa riche collection[139.1]. »

Un legs du même genre fut fait, à peu près dans les mêmes conditions, par le chanoine Jacques Hennequin (1575-1660) à sa ville natale, Troyes. Jacques Hennequin avait rassemblé une collection de dix à douze mille volumes « bien choisis » ; comme du Bouchet, il stipula, dans son testament, que sa bibliothèque serait publique, et assura une rente pour le traitement du bibliothécaire et pour l’achat de livres nouveaux[139.2].

La reine Christine de Suède (1626-1689) estimait que « la lecture est une partie du devoir de l’honnête homme[139.3] ». Elle écrivait à Bayle : « Je vous impose pour pénitence qu’à commencer du mois prochain vous m’enverrez les livres nouveaux, en toutes langues, sur toutes sortes de sujets ; je n’excepte ni romans ni satires ; surtout s’il y a des livres de chimie, faites-m’en part au plus tôt[139.4] ». Elle adressait à Heinsius les mêmes recommandations : « .… Envoyez-moi les catalogues des livres

[I.163.139]
  1.  Alfred Franklin, op. cit., Abbaye de Saint-Victor, t. I, pp. 154-156.  ↩
  2.  Cf. Michaud, Biographie universelle ↩
  3.  Ap. Fertiault, op. cit., p. 190.  ↩
  4.  Ap. Id., ibid.  ↩

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