Le Livre, tome I, p. 140-164

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 140.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 140 [164]. Source : Internet Archive.

que vous avez achetés et des manuscrits que vous avez fait copier, et la dépense pour vous et pour les achats. Je vous ferai tout payer[140.1]…. »

Le savant et sage Urbain Chevreau (1615-1701), qui fut quelque temps secrétaire de la reine Christine, et qui raffolait de trois choses, des voyages, des livres et des fleurs, nous dépeint ainsi son existence et son bonheur :

« Je ne m’ennuie point dans ma solitude, où j’ai une bibliothèque assez nombreuse pour un ermite, et admirable pour le choix des livres. On y peut généralement trouver tous les Grecs et tous les Latins, de quelque profession qu’ils aient été, orateurs, poètes, sophistes, rhéteurs, philosophes, historiens, géographes, chronologistes, les Pères de l’Église, les théologiens et les conciles. On y voit les antiquaires, les relations les plus curieuses, beaucoup d’Italiens, peu d’Espagnols, les auteurs modernes d’une réputation établie ; et le tout dans une fort grande propreté. J’y ai des tableaux, des estampes ; un grand parterre tout rempli de fleurs, des arbres fruitiers, et, dans un salon, des musiciens domestiques, qui, par leur ramage, ne manquent jamais de m’éveiller ou de me divertir dans mes repas. La maison est neuve et bien bâtie ; l’air en est sain, et, pour m’acquitter de mon devoir, j’ai

[I.164.140]
  1.  Ap. Fertiault, op. cit., p. 190.  ↩

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