Le Livre, tome I, p. 146-170

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 146.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 146 [170]. Source : Internet Archive.

la science, mais aux plus sensés, pour fortifier sa raison ; tantôt il cherche les plus délicats, pour donner de la délicatesse à son goût, tantôt les plus agréables, pour donner de l’agrément à son génie. »

Le ministre protestant David Ancillon (1617-1692), originaire de Metz, manifesta, dès l’enfance, un goût très vif pour l’étude et les livres. « Les richesses qu’il acquit par son mariage, écrit Bayle[146.1], l’ayant mis en état de satisfaire à sa passion favorite, il acheta tous les livres capitaux que l’on peut appeler « les piliers d’une grande bibliothèque », tels que sont les Bibles les plus curieuses par l’édition ou par les notes, les différents dictionnaires, les plus excellents commentaires des livres de l’Écriture, les ouvrages des Pères…. Il en avait choisi les plus belles éditions…. Il disait qu’il est certain que moins les yeux ont de peine à lire un ouvrage, plus l’esprit a de liberté pour en juger ; que, comme on y voit plus clair, et qu’on en remarque mieux les grâces et les défauts lorsqu’il est imprimé que lorsqu’il est écrit à la main, on y voit aussi plus clair quand il est imprimé en beaux caractères et sur du beau papier, que quand il l’est sur du vilain et en mauvais caractères. » Il recherchait de préférence les premières

[I.170.146]
  1.  Dictionnaire historique et critique, art. Ancillon, t. II, p. 69. (Paris, Desoer, 1820.) Voir aussi, sur David Ancillon, Parent aîné, Essai sur la bibliographie et sur les talents du bibliothécaire, pp. 17-18. (Paris, chez l’auteur, an IX.)  ↩

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