Le Livre, tome I, p. 147-171

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 147.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 147 [171]. Source : Internet Archive.

éditions des livres, « quoiqu’il y eût beaucoup d’apparence qu’on les réimprimerait avec des augmentations et avec des corrections[147.1] ».

La bibliothèque de David Ancillon était ainsi « très curieuse et très grande, et il l’augmentait tous les jours de tout ce qui paraissait de nouveau et d’important dans la république des lettres : de sorte qu’enfin elle était devenue une des plus belles qui fût entre les mains d’aucun particulier du royaume. Les étrangers curieux ne manquaient pas de la voir en passant par la ville de Metz, comme ce qui y était de plus rare[147.2]. » Cette magnifique collection, « qui avait été composée avec plaisir et avec choix pendant quarante ans », et dans laquelle Ancillon « avait placé, pour ainsi dire, son propre cœur[147.3], » fut pillée et saccagée en 1685, lors de la révocation de l’édit de Nantes, et Ancillon s’enfuit en Allemagne, où il s’éteignit, à Berlin, à l’âge de soixante-quinze ans.

Après les bons amis, les bons livres m’enchantent.
A toute heure, en tout temps, je tiens entre les mains
Les ouvrages fameux des Grecs et des Romains.
O le grand don de Dieu que d’aimer la lecture !

s’écrie Tallemant des Réaux (1619-1692), dans son Épître au Père Rapin[147.4].

[I.171.147]
  1.  Bayle, op. cit., t. II, p. 71.  ↩
  2.  Ap. Id., op. cit., t. II, p. 70.  ↩
  3.  Id., op. cit., t. II, p. 71.  ↩
  4.  Ap. Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. XIII, p. 185.  ↩

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