Le Livre, tome I, p. 150-174

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 150.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 150 [174]. Source : Internet Archive.

temps qu’il fasse, en quelque situation qu’il se trouve. »

Huet (1630-1721), évêque de Soissons d’abord, puis d’Avranches, doit être, d’après les calculs de l’abbé d’Olivet, regardé comme celui de tous les hommes « qui a peut-être le plus lu[150.1] ».

Il est à considérer, d’ailleurs, que Pierre-Daniel Huet était des mieux doués pour la lecture et l’étude. L’heureuse disposition de ses organes lui permettait — c’est lui-même qui le dit — « de lire et d’étudier des journées et des nuits entières sans en éprouver la moindre fatigue, et cela jusque dans son extrême vieillesse…. Il remarque avec beaucoup d’esprit et de justesse que la vie sédentaire des savants, bien loin d’être contraire à la santé, comme le prétendent les médecins, prolonge l’existence…. Non seulement l’étude ne fatiguait pas Huet, elle l’égayait. « Je quittais mes livres, dit-il, toujours frais et dispos, même après six ou sept heures de contention d’esprit. Souvent même, alors, j’étais gai[150.2] ! »

« Si l’on veut bien considérer, nous dit d’Olivet[150.3], qu’il (Huet) a vécu quatre-vingt-onze ans moins quelques jours, qu’il se porta dès sa plus tendre enfance à l’étude, qu’il a toujours eu presque tout son temps à lui ; qu’il a presque toujours joui d’une

[I.174.150]
  1.  Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. II, p. 170.  ↩
  2.  S. de Sacy, Variétés littéraires, t. II, p. 576.  ↩
  3.  Ap. Sainte-Beuve, ibid.  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires pour ce texte