Le Livre, tome I, p. 164-188

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 164.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 164 [188]. Source : Internet Archive.

amies ; elles sont comme l’argent comptant, elles ne manquent jamais au besoin. »

Et au marquis de Villette[164.1] :

« Je vous invite plus que jamais à vous livrer à l’étude. L’homme studieux se revêt à la longue d’une considération personnelle que ne donnent ni les titres ni la fortune. Celui qui travaille n’a pas le temps de faire mal parler de soi. »

Sur l’influence de l’étude et la puissance des livres, Voltaire, dans son incomparable Correspondance, comme dans son Dictionnaire philosophique et ailleurs, ne tarit pas. « Songez que tout l’univers connu n’est gouverné que par des livres, excepté les nations sauvages. Toute l’Afrique, jusqu’à l’Éthiopie et la Nigritie, obéit au livre de l’Alcoran, après avoir fléchi sous le livre de l’Évangile. La Chine est régie par le livre moral de Confucius ; une grande partie de l’Inde, par le livre du Veidam. La Perse fut gouvernée pendant des siècles par les livres d’un des Zoroastres. Si vous avez un procès, votre bien, votre honneur, votre vie même dépend de l’interprétation d’un livre que vous ne lisez jamais…. Qui mène le genre humain dans les pays policés ? ceux qui savent lire et écrire. Vous ne connaissez ni Hippocrate, ni Boerhaave, ni Sydenham ; mais vous mettez votre corps entre les mains de ceux qui les

[I.188.164]
  1.  Lettre du 20 septembre 1767. (Voltaire, op. cit., t. VIII, p. 616.)  ↩

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