Le Livre, tome I, p. 174-198

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 174.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 174 [198]. Source : Internet Archive.

grand souci était de se procurer des livres et de se ménager du temps pour les lire, tout en faisant exactement son travail…. Tandis que ses compagnons étaient hors de l’imprimerie pour prendre leur repas, il y faisait vite le sien, qu’il préparait frugalement de ses mains, et il lisait, le reste du temps, se formant à l’arithmétique, aux premiers éléments de géométrie, lisant surtout Locke sur l’Entendement humain, et l’Art de penser, de Messieurs de Port-Royal[174.1]. »

C’est l’Américain Franklin qui fut le fondateur de la première bibliothèque populaire. « C’est lui qui, simple ouvrier imprimeur, imagina de faire mettre en commun à ses compagnons les livres qu’ils possédaient : « Nous sommes douze, disait-il, et nous avons chacun un livre : si nous les mettons en commun, nous aurons douze livres à lire tour à

[I.198.174]
  1.  Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. VII, p. 130. On connaît l’épitaphe que Franklin, dans sa spirituelle bonhomie, et si porté à la métaphore familière, composa sur lui-même (ap. Michaud, Biographie universelle ; Larousse, Grand Dictionnaire ; etc.) :

     Ici repose,
    livré aux vers,
    le corps de Benjamin Franklin, imprimeur.
    Comme la couverture d’un vieux livre,
    dont les feuillets sont arrachés,
    et la dorure et le titre effacés.
    Mais, pour cela, l’ouvrage ne sera pas perdu ;
    car il reparaitra,
    comme il le croyait,
    dans une nouvelle et meilleure édition,
    revue et corrigée
    par
       l’auteur.
      ↩

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