Le Livre, tome I, p. 179-203

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 179.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 179 [203]. Source : Internet Archive.

sentiments, érudition toujours aimable et sans pédanterie, infatigable activité, absolu désintéressement, bonté foncière et inépuisable — de Peignot. Aucune gloriole, aucune ambition de sa part : c’est uniquement par goût, pour elles-mêmes et « pour le plaisir », qu’il aime les Lettres : « … Mais, ma foi, je ne donnerais pas une pipe de tabac pour qu’il (son nom) me survécût ; il en est des hommes comme des peuples : moins on parle d’eux dans l’histoire, plus ils ont été heureux dans ce bas monde. Je jouis encore de cet avantage, et j’apprécierai de mon mieux le peu de temps qui me reste à en jouir[179.1]. »

Ailleurs, après la mort de deux personnes auxquelles il était attaché : « Nous vivons dans nos amis, écrit-il, comme ils vivent en nous ; nous n’avons, pour ainsi dire, entre amis, qu’une âme, qu’un esprit, qu’une pensée. Quand nous perdons ces bons amis, n’est-ce pas descendre petit à petit, par lambeaux, dans la tombe ? En vérité, à la mort de chaque personne qui m’intéresse, il me semble sentir une partie de moi-même qui s’en va ; c’est un acompte sur la destruction totale. Hélas ! j’en ai déjà bien payé de ces acomptes, et de terribles[179.2]…. »

Après avoir rempli, jusqu’à plus de soixante-dix

[I.203.179]
  1.  Lettres de Gabriel Peignot à son ami N.-D. Baulmont, lettre du 13 janvier 1836, p. 203. (Dijon, Lamarche et Drouelle, 1857. In-8.)  ↩
  2.  Op. cit., lettre du 3 avril 1818, p. 39.  ↩

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