Le Livre, tome I, p. 194-218

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 194.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 194 [218]. Source : Internet Archive.

ne donnent pas seulement ce qu’ils contiennent ; leur principale utilité est de suggérer d’autres manières de considérer un sujet par une sorte de méditation que provoque la lecture. C’est ce qui fait dire de certains livres qu’ils font penser. Je le crois vrai de tous, et la lecture n’est peut-être qu’une manière facile de fixer ses pensées sur un objet déterminé. Pendant que l’attention s’attache à la suite des raisonnements ou des récits de l’auteur, il se fait un autre travail dans le fond de l’atelier de l’intelligence, et ce travail, c’est l’invention personnelle et originale[194.1]. »

« Où en est votre convalescence ? Pouvez-vous lire tout votre soûl ? C’est la seule consolation que je connaisse. Aussi je crains que la destinée, qui est douce, ne m’arrache les yeux. Quand Luther entra au couvent, il emporta avec lui un Platon et un Virgile. Le goût des Lettres est une marque de grande origine. On ne l’a pourtant pas dans le faubourg Saint-Germain. C’est sin­gulier[194.2]. » « … Vous vous faites un rempart de livres que les importuns ne franchissent pas aisément. C’est un bon système de forti­fications[194.3]…. »

Et sans cesse Doudan revient sur sa passion des livres : « J’aime la vue des livres comme d’autres

[I.218.194]
  1.  Doudan, loc. cit., t. IV, pp. 171-172.  ↩
  2.  Id., loc. cit., t. IV, p. 275.  ↩
  3.  Id., loc. cit., t. IV, p. 358.  ↩

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