Le Livre, tome I, p. 196-220

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 196.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 196 [220]. Source : Internet Archive.

ouvrages rangés clans les armoires de ce personnage que l’on ne connaît point et qui vous fait attendre dans son cabinet, on n’a qu’à jeter un coup d’œil sur ses reliures pour savoir s’il a le sentiment de l’ordre, s’il a du tact, s’il a du goût, s’il est vraiment possédé de l’amour des livres ou s’il n’en a que l’ostentation, s’il est enfin de ceux qui ont une bibliothèque seulement pour la montre, de ceux à qui M. de Paulmy[196.1] proposait cette inscription à mettre sur leurs livres : Multi vocati, pauci lecti, beaucoup d’appelés, peu de lus ».

« Si le style est l’homme, les livres sont l’homme aussi, » affirme, de son côté, le philosophe et historien Matter (1791-1864)[196.2].

[I.220.196]
  1.  M. de Paulmy, — ou son père, le marquis René-Louis d’Argenson ? (Cf. supra, pp. 161-162). Dans ses Mémoires (t. V, p. 255 ; Paris, P. Jannet, 1857-1858), le marquis d’Argenson s’attribue la même proposition de la même plaisante devise : Multi vocati, pauci lecti ↩
  2.  Ap. Mouravit, op. cit., p. 430.  ↩

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet