Le Livre, tome I, p. 203-227

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 203.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 203 [227]. Source : Internet Archive.

te regrette, même en te combattant, même en l’abjurant ! »

Ailleurs encore[203.1] :

« Heureux qui peut encore cultiver les Lettres comme du temps de nos pères, dans la retraite ou dans un demi-loisir, faisant aux affaires, aux inévitables ennuis, leur part, et se réservant l’autre ; s’écriant avec le poète : O campagne, quand te reverrai-je ? et la revoyant quelquefois ; et là, dans la paix, dans le silence, mûrissant quelques beaux fruits préférés ; résumant, dans quelque livre choisi, et qu’on ne recommence pas, les héros de son imagination ou de son cœur, ou, comme Montaigne, le suc le plus exquis de ses lectures et de son étude ! La littérature ainsi comprise et cultivée se peut appeler la fleur et le parfum de l’âme[203.2]. »

Et quelque temps avant sa mort, le 11 novembre 1867, Sainte-Beuve écrivait à M. Émile Fage : « … Plus que jamais, à mesure que la santé se retire,

[I.227.203]
  1.  Causeries du lundi, t. XIII, p. 456 (Appendice).  ↩
  2.  Avant Sainte-Beuve, Voltaire avait dit (Dictionnaire philosophique, art. Gens de Lettres ; Œuvres complètes, t. I, p. 422, édit. du journal le Siècle) : « Il y a beaucoup de gens de lettres qui ne sont point auteurs, et ce sont probablement les plus heureux. Ils sont à l’abri du dégoût que la profession d’auteur entraîne quelquefois, des querelles que la rivalité fait naître, des animosités de parti, et des faux jugements ; ils jouissent plus de la société ; ils sont juges, et les autres sont jugés. »  ↩

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