Le Livre, tome I, p. 205-229

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 205.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 205 [229]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 206.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 206 [230]. Source : Internet Archive.

tique militante, de Corneille inconnu, de Sainte-Beuve, de Senancour, de l’Année d’un ermite, de la Vieille France, des Mémoires d’un critique, etc., qui avait songé, nous apprend-il, à écrire « une Philosophie de la lecture, dans laquelle il aurait résumé, condensé ses nombreuses obser­vations[205.1], » et a eu l’originale idée de dresser un Calendrier des livres que nous décrirons plus loin[205.2], a émis, dans une de ses études sur la vie intellectuelle et sociale, Comment on reste libre[205.3], cette très juste, très féconde et très belle réflexion : « Savez-vous le grand avantage de la lecture ? C’est que, lorsqu’on a le bonheur de l’aimer, on ne s’ennuie jamais. Or, un homme qui ne s’ennuie pas est imprenable et libre par excellence. Il y a quelque chose qui vous garde mieux des séductions, des tentations, que les plus sages maximes, c’est une bonne bibliothèque. » « La lecture, a-t-il dit encore[205.4], a été la grande et conti-

[I.229.205]
  1.  Jules Levallois, l’Année d’un ermite, p. 21. (Paris, Lacroix, Verbœckhoven et Cie, 1870.)  ↩
  2.  Tome II, chap. viii ↩
  3.  Dans l’Année d’un ermite, p. 18.  ↩
  4.  Ap. Eugène Noël, le Petit Rouennais, 12 juin 1896. Cf. aussi la très intéressante préface des Mémoires d’un critique (Paris, Librairie illustrée, s. d.), un des derniers et des meilleurs livres de Jules Levallois : « … Aucun de mes contemporains ne me démentira si je dis que, de notre jeunesse première à l’âge suffisamment mûr, le sentiment auquel nous sommes restés le plus fidèles sous des formes bien différentes, à travers la diversité des destinées et des organisations, a été l’enthousiasme, un fond de respect pour les idées, pour les écrivains en qui elles s’incarnent, pour les livres où elles se manifestent. Nous n’avons pas tous été, tant s’en faut, des littérateurs ou des philosophes, mais nous avons eu presque tous la superstition du livre, et nous ne nous en sommes pas plus mal trouvés…. » (Page viii.) « … Lisez beaucoup, et lisez de tout. Le frivole vous mènera au sérieux. Ce goût immodéré de la lecture que je trouvais dans Sainte-Beuve fut une des raisons qui me retinrent et me captivèrent dans son œuvre…. » (Page xii.) Etc.  ↩

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